Le temps et la qualité du sommeil sont en lien directe avec la quantité d’activité physique réalisée par une personne, c’est ce que met en avant une revue systématique de Lang et al en 2016 [1]. De même, les mécanismes du sommeil sont associés à de nombreuses variables psychologiques ayant un impact sur l’adaptation du sportif à son activité. Pendant la nuit, les métabolismes anaboliques sont régulés positivement, la mémoire procédurale est renforcée, la réponse immunitaire est augmentée. Bref, le sommeil apporte bon nombre de bénéfices à la performance sportive, et à bien autres domaines de la vie quotidienne.

Le hic, c’est que l’on sait que la population générale et les athlètes manques parfois de sommeil, c’est ce que nous apprennent Cook et al en 2011 (Non, ce n’est pas Chad Cook, mais Christian. J Cook) [3]. Mais alors, à quel points les athlètes sont touchés par ce phénomène ?

La « National Sleep Foundation », basée aux USA, a édité des recommandations, visant la population générale en 2015. Les décisions qui y sont inscrites sont le fruit de consensus d’experts provenant de pas moins de 12 sociétés savantes (american association of anatomists, pediatrics, geriatrics, chest physicians, etc.) Les temps de sommeil recommandés par tranche d’âge sont exposés dans le graphique ci-après.